Ferrari a fort à faire cette semaine, non seulement avec son grand prix national mais surtout avec l'audience du CMSA dans l'affaire des consignes d'équipes.
La Formule 1 s'est accoutumée de ces scandales depuis pas mal d'année, l'affaire des consignes d'équipes n'est qu'un scandale de plus.
L’affaire d’espionnage et le scandale de la course arrangée de Singapour sont les deux affaires les plus médiatisées de ces trois dernières années ayant nécessité l’intervention du CMSA. Quelle est la similitude avec l’audience de ce mercredi ? L’infraction de l’article 151c du Code Sportif International de la FIA.
En plus d’avoir enfreint lors du Grand Prix d’Allemagne l’article 39.1 du règlement sportif interdisant les consignes d’équipe, les commissaires sportifs d’Hockenheim ont également retenu contre Ferrari cet article 151c. Il porte sur "tout procédé frauduleux ou manœuvre déloyale de nature à nuire à la sincérité des compétitions ou aux intérêts du sport automobile".
Et c’est pour avoir enfreint cet article du Code Sportif International que Ferrari encourt plusieurs pénalités possibles ce mercredi, allant par ordre de sévérité croissante : le blâme, l’amende, la pénalité en temps, l’exclusion, la suspension et la disqualification du championnat du monde de Formule 1.
De plus, le Code Sportif International précise que pour le championnat du monde de Formule 1 et le championnat du monde des rallyes, une pénalité infligeant un retrait de points sur l’ensemble du championnat pourra également être appliquée. La dernière fois que cette sanction a été infligée remonte à l’affaire du double réservoir utilisé par Honda. L’équipe japonaise avait d’ailleurs également écopé d’une suspension de plusieurs Grands Prix.
Dès lors, que risque Ferrari ce mercredi pour avoir utilisé des consignes d’équipe illégales lors du Grand Prix d’Allemagne ? L’écurie de Maranello a déjà écopé d’une amende de 100.000 dollars, mais cette pénalité paraît bien mince pour la marque italienne – ce montant n’équivalant même pas au prix d’une Ferrari neuve.
De plus, Ferrari n’est pas à son premier galop d’essai. La majorité des passionnés de Formule 1 ont toujours en mémoire le Grand Prix d’Autriche de 2002. L’écurie avait demandé à Rubens Barrichello de ralentir avant la ligne d’arrivée pour permettre à son équipier Michael Schumacher de s’imposer. Une décision d’autant plus ridicule qu’à l’époque le pilote allemand avait remporté quatre des cinq premiers Grands Prix de la saison et était donc loin d’être menacé au championnat. Face au tôlé provoqué, la FIA avait été forcée d’intervenir en bannissant les consignes d’équipe.
Huit ans plus tard, Ferrari comparaît de nouveau devant le CMSA pour avoir enfreint l’article dont elle est elle-même à l’origine. Et si à l’époque la Scuderia s’en était relativement bien sortie, écopant d’une lourde amende, l’audience de ce mercredi est bien différente. L’équipe italienne s’est à nouveau bien jouée des fans, ternissant l’image de la Formule 1, et on voit bien mal comment elle pourrait à nouveau s’en échapper sans pénalité – au risque que la FIA soit une nouvelle fois critiquée pour favoriser Ferrari, risque que la Fédération ne prendra pas. Il est vrai que Maranello jouit aussi à présent de rapports moins privilégiés que par le passé avec la FIA.
De plus, Ferrari aura bien du mal à défendre son point de vue devant les membres du CMSA, qui entendront mercredi, à Paris, Fernando Alonso, Felipe Massa, le team principal Stefano Domenicali et le team manager Massimo Rivola. D’après ce qu’ont rapporté plusieurs journaux ces dernières semaines, l’écurie italienne axera sa défense sur le fait que Rob Smedley, l’ingénieur de Felipe Massa, ne lui exposait que la situation quand il lui a indiqué : "Fernando est plus rapide que toi. Peux-tu confirmer que tu as compris ce message ?"
Une défense que Ferrari aura bien du mal à faire avaler aux membres du CMSA. Dès lors, quelle pénalité encourt-elle ? Selon l’avis général du paddock, Ferrari et ses pilotes pourraient perdre ses points acquis à Hockenheim, ce qui ruinerait les chances déjà bien minces de Fernando Alonso de remporter le titre cette saison. A six courses de la fin, il compte actuellement un retard de 41 points sur Lewis Hamilton, un retrait de 25 points le relèguerait donc à 66 longueurs du Britannique – un gouffre.
Une autre possibilité envisagée pourrait être d’infliger une plus lourde amende à Ferrari, éventuellement couplée à une exclusion d’un ou plusieurs Grands Prix avec sursis. La FIA sanctionnerait ainsi Maranello tout en ne ruinant pas les chances de Fernando Alonso au championnat.
En fonction de la pénalité qu’elle recevra, Ferrari pourrait ensuite décider de faire appel devant la Cour d’Appel Internationale de la FIA. Certains journaux ont rapporté que l’équipe italienne, qui a déjà sacrifié 2009 pour accroître ses chances de remporter le titre cette année, ne se laisserait pas faire si la sanction infligée ruinait quasi définitivement ses chances de sacre – à savoir un retrait des points marqués à Hockenheim.
Nul doute que l’audience de ce mercredi, dont le verdict pourrait ne pas être rendu le jour même, sera des plus difficiles pour le Conseil Mondial, d’autant plus si la pénalité infligée – si sanction il y a – coûte à Fernando Alonso le titre. Alors, Ferrari n’en aura certainement pas fini avec cette affaire. On connaît la témérité des hommes de Maranello…
Toujours est-il que ToileF1.com vous tiendra comme d’habitude informer en continu tout au long de cette journée de mercredi du moindre développement dans cette affaire.
Source: Toilef1.com
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